Victor le philanthrope

Le milieu de terrain du CFM est au front contre le virus dans les bidonvilles du Kenya

Quand le virus a frappé au début de l’année dernière, le monde entier a dû se protéger; plusieurs frontières ont été fermées, des événements majeurs ont été annulés et presque tout a changé. Pour ceux et celles qui vivent dans les régions les plus pauvres du monde, leur situation est devenue encore plus difficile qu’auparavant.

Le milieu de terrain du CF Montréal Victor Wanyama est bien au fait de ces conditions. Il vient de Busia, une petite ville du Kenya, où le taux de pauvreté est resté constamment élevé au fil des années, jusqu’à aujourd’hui.

La Fondation Victor Wanyama est présente à des endroits comme Busia et dans d’autres bidonvilles du Kenya depuis plusieurs années, entreprenant différentes initiatives. Maintenant, son équipe fait tout son possible pour contrer les effets du virus, et ce, depuis le début de la pandémie.


« Quand ça a commencé, on a tout de suite éduqué les résidents des bidonvilles sur les effets de la Covid-19, a dit Victor Wanyama, qui travaille présentement au Kenya avec sa fondation. En même temps, on donnait des masques, de la nourriture, du désinfectant à main et du savon, ce qu’on continue de faire. On essaie également d’aider les gens qui ont perdu leur travail, surtout des femmes, à cause du virus. On fait tout ce qu’on peut pour qu’ils se sentent inclus en leur faisant fabriquer des masques et d'autres articles. »

Après une entente entre la Fondation Victor Wanyama et ONU-Habitat , les deux entités ont de nouveau uni leurs forces la semaine passée, signant un protocole d’entente et s’engageant à aider les enfants et les jeunes vulnérables vivant dans des établissements informels à obtenir de meilleurs services urbains. Ils favoriseront également le logement abordable pour les gens les plus pauvres, en les aidant aussi à développer leurs compétences, et soutiendront le rétablissement de la communauté après les effets de la Covid-19.

Les Nations Unies pour l’habitat ont aussi nommé Victor Wanyama en tant qu’ambassadeur de bonne volonté dans la même semaine.

L’Académie Victor Wanyama

Dans sa ville natale de Busia, c’est un Victor Wanyama occupé qui commence un autre projet ambitieux : l’Académie Victor Wanyama. Pour lui, c’était la façon évidente de joindre ses deux passions, le soccer et la philanthropie.

« Je viens de Busia. C’est une place où il y a beaucoup de joueurs talentueux, mais sans installations, a dit Wanyama. Ça me fait mal de voir une grande ville comme Busia sans des installations adéquates. Les jeunes qui ont du talent n’ont pas l’opportunité de le développer. Mon but est de construire quelque chose pour la communauté. On a décidé que ça allait être une Académie. »

Wanyama espère voir son Académie ouvrir vers la fin de l’année, la construction ayant commencé il n’y a que quelques semaines. D’ici là, le nouvel ambassadeur des Nations Unies a déjà plusieurs projets en cours avec sa fondation.

« J’ai commencé la Fondation Victor Wanyama il y a très longtemps, en même temps que ma carrière professionnelle. C’était difficile au début parce que j’étais seul, mais maintenant, j’ai une équipe qui remplit nos engagements que je ne peux pas remplir quand je suis parti, » explique Wanayma.

« Je viens d’un quartier pauvre et je sais comment les gens se sentent. J’ai des amis qui habitent dans des bidonvilles. Je sais ce que c’est, habiter dans un endroit pareil. Il y a des gens qui manquent tellement de ressources. On est humain et si on peut s’aider, on peut rendre ce monde meilleur. C’est important de penser aux autres et non seulement à soi-même. »

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