L'impact grandissant de Nevio Pizzolitto

D’autant plus que Pizzolitto semble avoir le don de produire contre Rochester, lui qui a marqué l’un de ses deux buts jusqu’ici cette saison dans un gain de 1-0 contre les Rhinos, le 28 juin dernier à Montréal, et participé au pointage (1 but, 1 passe) dans les deux rencontres disputées l’an dernier à Rochester (1 victoire, 1 nulle).

«Peut-être que j’essaie de rehausser mon niveau de jeu, parce qu’il faut être à son maximum contre une aussi bonne équipe que Rochester», explique Pizzolitto.

«Il contribue de plus en plus sur les jeux arrêtés dans la zone de réparation adverse, où il rejoint beaucoup de ballons et crée des problèmes pour l’autre équipe», dit pour sa part l’entraîneur-chef de l’Impact Nick De Santis. Nevio est l’un des joueurs les plus constants sur le terrain.»

«C’est un excellent défenseur — selon moi, parmi les meilleurs de la ligue, résume Gabriel Gervais, défenseur de l’année dans la D1 de la USL en 2003 et 2004 et finaliste à ce titre en 2005. Il aurait mérité dès l’an dernier d’être choisi sur la première équipe d’étoiles (au lieu de la 2e) et d’être finaliste au titre de défenseur de l’année dans la ligue, tellement il a été constant.»

«Il est peut-être sous-estimé, mais c’est parce qu’il est humble — ce qui est d’ailleurs une autre de ses qualités, dit De Santis. C’est un meneur silencieux.»

Pizzolitto est effectivement un homme plutôt discret hors du terrain, et c’est peut-être pourquoi il est passé inaperçu pendant si longtemps même s’il est un membre de l’Impact depuis 1995. C’est toutefois de moins en moins le cas: cette saison, il a atteint et dépassé plusieurs jalons importants tant au point de vue des matchs que des minutes disputées en carrière avec le onze montréalais, dépassant notamment les Bâtisseurs Lloyd Barker et Patrick Diotte à ces chapitres, pour se retrouver tout juste derrière Mauro Biello et Nick De Santis. Bref, lorsqu’on fait la liste des joueurs importants dans l’histoire de l’Impact, il faut désormais l’y inclure.

Pizzolitto a, lui aussi, mis un peu de temps à prendre conscience de son impact au sein de l’organisation.

«Quand j’étais jeune, mon but c’était simplement de jouer, de performer sur le terrain, dit celui qui aura 30 ans le 26 août prochain. Mais je pense qu’avec le temps, avec l’âge, j’ai réalisé que je voulais être plus impliqué, que je voulais en faire plus.»

Reste que Pizzolitto est moins discret sur le terrain. Lui et Gervais composent peut-être le meilleur duo de défenseurs centraux du circuit, le noyau d’une défensive qui s’avère la meilleure de la ligue — et de loin — depuis quatre ans.

«Depuis 2002 que nous sommes ensemble et chaque année nous apprenons à mieux nous connaître, souligne Gervais, qui pour une rare fois devra rater une série contre les Rhinos cette semaine à cause d’une blessure à l’aine. Entre défenseurs centraux, il faut une bonne complicité, mais ça ne se développe pas du jour au lendemain, c’est un long processus. Là, nous sommes à notre plus haut niveau. Nous nous comprenons et nous complétons bien tous les deux.»

«Je le couvre et il me couvre, ça se fait par instinct maintenant, ce qui veut dire qu’au bout du compte, un attaquant doit toujours battre deux défenseurs au lieu d’un seul», souligne Pizzolitto.

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