News Flash

Toronto FC contre l’Impact. Ou, d’après certains, le style britannique contre le style italien?

Marco Schällibaum Ryan Nelsen Toronto Montreal coaches Rivalry week

Toronto FC contre l’Impact. Ou, d’après certains, le style britannique contre le style italien?


Voilà comment de nombreuses personnes ont naturellement défini les deux clubs : en fonction de leur histoire et de leurs relations.


Quatre des huit entraîneurs-chefs de TFC sont originaires des îles britanniques. Le titulaire actuel du poste, le Néo-Zélandais Ryan Nelsen, est un ancien défenseur en Premier League anglaise et compte dans son effectif 10 joueurs nés en Grande-Bretagne ou qui y ont joué.


Faits saillants: Montréal vs. Toronto, 7 avril 2012


Entre-temps, à Montréal, six joueurs qui figurent parmi les figures d’influence de l’équipe sont Italiens ou ont l’expérience du jeu italien. Le président du club, Joey Saputo, est lui-même de descendance italienne.


Le style de jeu des deux équipes depuis le début de 2013 a alimenté, d’une certaine façon, les stéréotypes. En attaque, les transitions sont rapides chez le TFC, qui passe directement de derrière à devant sans arrêter au milieu. Chez leurs rivaux, Alessandro Nesta et Matteo Ferrari ont apporté la finesse du jeu défensif italien à l’Impact, dont les destructrices contre-attaques ont produit deux énormes victoires à l’étranger et amené certains à y voir le meilleur du catenaccio.


Est-ce vraiment si simple que ça? Les deux équipes, pour une fois, s’entendent : c’est non.


« Il n’en est rien, affirme Ryan Nelson lorsque questionné sur l’étiquette d’équipe britannique. Le style de notre équipe est torontois. Je ne vais pas chercher que des joueurs anglais. J’aurais recruté Hogan [Ephraim], Robbie [Earnshaw] et John [Bostock] même s’ils venaient de l’Amérique du Sud ou de l’Alaska. Ça ne change rien. »


LIRE: 5 moments de la rivalité MTL-TOR
Faits saillants: Montréal vs. Toronto, 27 juin 2012


« Ce style était là pendant des années et il y reste, ajoute Mauro Biello, entraîneur-adjoint de l’Impact. Les méthodes de travail et de préparation ont simplement changé, elles sont un peu plus européennes. C’est ça la différence. On a toujours voulu être une équipe qui maîtrise, qui s’impose, surtout à domicile. C’est ce qu’on essaie de créer. »


En fait, Montréal maintient que le style qui a eu raison de Portland et de Seattle n’était pas tout à fait le leur. Après tout, l’Impact a démarré sa saison avec deux matchs à l’étranger où, en toute logique, ils ont retraité plus loin que d’habitude dans leur territoire. Ils n’ont toujours pas eu l’occasion de faire le jeu à la maison.


Ce qui convient parfaitement à Toronto. Après le but rapide d’Earnshaw contre Sporting Kansas City la fin de semaine dernière, les Reds ont bien géré leur match, sachant que c’était à Graham Zusi et ses collègues de marquer.


ÉCOUTER: Ryan Nelsen et Davy Arnaud sur ExtraTime Radio

Il y a de quoi se demander comment Toronto aurait réagi à Vancouver, la première journée de la saison, s’ils avaient conclu une des deux occasions créées en début de match contre les Whitecaps.


« Je pense que nous aurons l’identité d’une équipe qui travaille fort, contre laquelle il n’est pas facile de jouer, explique le milieu de terrain canadien Terry Dunfield. Et quand nous aurons le ballon, nous voir jouer sera captivant. »


Mais Montréal tient à rappeler à Toronto qu’ils ne leur offriront pas des hectares d’espace sur un plateau d’argent.


« Je ne crois pas que nous apporterons des changements draconiens, précise Davy Arnaud au sujet du premier match à domicile. Nous savons ce qui fait de nous une bonne équipe.


« Nous en avons vu les résultats en présaison et au cours des deux premiers matchs. Notre rythme sera peut-être un peu différent. Notre pressing commencera peut-être plus près du but adverse. »


Faits saillants: Toronto vs Montréal, 20 oct.  2012


Qu’Arnaud mentionne des changements en matière de pressing sous-entend qu’en effet, Montréal pressera Toronto plus loin dans son territoire que Seattle et Portland dans le leur, et Ryan Nelsen l’a probablement déjà compris lui-même.


Le duel tactique entre Nelson et l’entraîneur-chef de l’Impact Marco Schällibaum, qui vivront tous les deux la rivalité Montréal-Toronto pour la première fois, semble donc assez clair, somme toute. Cela dit, lorsqu’il s’agit de défendre l’honneur de sa ville, tout peut arriver.


MTL vs. TFC: Une rivalité basé sur la culture, politique et la fierté

« Je construis mon équipe en fonction de la nature de Toronto et de ce dont j’ai besoin pour représenter la ville, explique Ryan Nelsen. C’est une ville où on travaille fort, mais avec une touche de créativité. Ce sont les joueurs comme ça que j’aime. »


« Je pense que, comme on a entendu Hassoun Camara nous dire hier qu’il était Montréalais à 100 %, nous sommes aussi un groupe qui s’identifie à la ville, se félicite Marco Schälllibaum. Nous voulons représenter Montréal comme ville ouverte, accueillante. Enfin, accueillante… on laisse Toronto venir ici, mais nous allons faire notre travail, bien sûr! »